L’Uberisation qu’est ce que c’est ?

Dans ce billet, je souhaite partager avec vous un court passage du mémoire que j’ai réalisé dans le cadre de ma licence marketing. Il traite d’un mot devenu depuis très à la mode : l’Ubérisation.

Pour Jacques Attali, dans l’affaire des Taxis vs Uber, « on essaie de colmater une fuite d’eau dans une maison qui va subir un Tsunami » et le magazine L’Expansion y a récemment consacré une enquête intitulée : « Cette Ubérisation qui gagne tous les secteurs » (Julian.S, L’Expansion numéro 805, « L’invasion des Barbares ») dont je reprend ici certains éléments.

Alors, qu’est ce que « l’Ubérisation » et quel est son impact sur les acteurs économiques d’aujourd’hui et de demain.

Voici quelques éclaircissements concernant ce concept.

Tous les secteurs sont touchés

La révolution commencée avec l’apparition d’internet (notion de « partout »), puis poursuivie avec celle des Smartphones (notion du « tout le temps »), sera définitivement terminée avec la démocratisation prochaine du cloud (notion du « sans rien ») abolissant l’utilité des supports de stockage. Une révolution fait sauter les frontières, en voilà 3 qui seront (très) prochainement oubliées.

Tous ces changements ont profondément modifié les habitudes de consommation des clients (achats à distance démultipliés : e-commerce puis m-commerce), de communication (applications mobiles : l’entreprise toujours dans la poche de ses clients), de l’information (cloud : l’information est accessible sans qu’on la possède), etc.

Cette révolution du « partout, tout le temps, sans rien » a fait bouger les codes de manière très violente. De nouveaux acteurs sont apparus grâce à l’exploitation des nouveaux outils et nouvelles techniques afin de répondre aux besoins toujours plus exigeants du consommateur. C’est ce qu’on appelle vulgairement « l’uberisation » des secteurs. Ainsi les leaders de nombreux secteurs, pourtant très anciens et solides, trébuchent aujourd’hui face aux petits nouveaux.

De nouveaux acteurs

– Le Transport : C’est l’exemple par excellence. Sa valorisation atteint aujourd’hui près de 41,2 milliards de dollars soit l’équivalent d’une entreprise comme France Telecom Orange mais avec mille fois moins de salarié (1500 contre 165.500). L’entreprise Uber qui a donné son nom au phénomène (Uberisation) a mis des milliers de taxis dans la rue dans des centaines de villes. Si  l’intervention de l’état a légèrement calmé les choses, la guerre est bel et bien déclarée. Outre les taxis, la SNCF commence à se poser des questions sur le succès exceptionnel de Blablacar (numéro 1 du covoiturage) ou encore UberPop (encore lui !).

 

– Le Tourisme : Réserver un hôtel ou un séjour avec une agence de voyage c’est cher, mais surtout c’est « ringard ». C’est ce qui ressort d’une étude du magazine l’Expansion. En effet, seulement 23% des voyageurs passent encore par des agences de voyage. La faute à qui ? Airbnb bien sûr. C’est l’autre « mastodonte » de « l’uberisation ». Le concept est simple : la location de courte durée, d’appartement, de particulier à particulier. En 2015, la société revendique 17 millions d’utilisateurs, et propose des hébergements dans plus de 34.000 villes dans près de 200 pays. Pour les hôteliers coincés entre Airbnb et Booking.com (qui facture la visibilité jusqu’à 25% de leurs marges) les temps sont, et seront durs…

 

– Le prêt à porter Vente-privée.com leader du déstockage de prêt à porter sur internet. Les prix proposés sont tellement attractifs que l’entreprise draine chaque jour des milliers de clients. À noter qu’elle réalise aujourd’hui plus de la moitié de son chiffre d’affaires via son application mobile. Souvent imité (ShowRoomPrivé.com), jamais égalé l’entreprise est devenue « L’enseigne préférée des français » devant les Galeries Lafayette et Zara.

 

– L’éducation : Même l’éducation subit de profonds changements. La faute à la Khan Academy, leader mondial des Moocs (massive online open course). Ce dernier compte aujourd’hui environ 20 millions d’élèves dans le monde entier, et plus de 7000 vidéos. En France on recense près de 80 Moocs issus des principales universités et grandes écoles (polytechnique, Centrale Paris, HEC, etc.).

Une innovation de rupture via le numérique

« L’uberisation », c’est une innovation de rupture  obligeant tous les acteurs à modifier leur approche et à bâtir une stratégie digitale solide, sous peine de devenir « has been ». Ce phénomène renforce encore d’avantage, l’idée que l’adaptation aux outils numériques et mobiles est un enjeu majeur pour les entreprises d’aujourd’hui et de demain.

 

CONSEIL EN DIGITALISATION